La chanteuse camerounaise Libianca s’impose comme l’un des visages majeurs de la nouvelle scène africaine en intégrant le classement des dix artistes féminines les plus écoutées du continent sur la dernière décennie. Un palmarès établi à partir des données de consommation mondiale compilées par Luminate et relayé par Billboard France.
Dans une industrie largement dominée par les puissances musicales d’Afrique de l’Ouest, cette présence camerounaise marque un signal fort. Le classement est emmené par Ayra Starr, suivie de Tyla et Tems, tandis que Aya Nakamura confirme son ancrage international. Dans ce paysage très concurrentiel, Libianca se hisse à la sixième place, une performance rare pour une artiste issue du Cameroun.
Cette reconnaissance s’appuie en grande partie sur le succès mondial de son titre People, devenu viral dès sa sortie en 2022. Portée par une forte résonance émotionnelle et amplifiée par les réseaux sociaux, la chanson s’est imposée dans plusieurs classements internationaux, cumulant des centaines de millions d’écoutes et installant durablement l’artiste dans l’écosystème global du streaming.
Née aux États-Unis de parents camerounais, Libianca a construit un parcours à cheval entre plusieurs cultures. Révélée au grand public après son passage dans The Voice, elle développe un univers musical hybride, mêlant R&B, soul et influences afro, capable de toucher un public bien au-delà du continent africain.
Son ascension s’est également illustrée sur scène, notamment à travers sa participation à la tournée Keys to the Summer Tour de Alicia Keys, confirmant son intégration progressive dans les circuits internationaux.
Au-delà de la performance individuelle, cette distinction s’inscrit dans une dynamique plus large. La montée en puissance du streaming a profondément transformé la visibilité des artistes africaines, avec des genres comme l’afrobeats et l’amapiano qui s’imposent désormais dans les charts mondiaux. Aux côtés de Amaarae, Tiwa Savage ou encore Darkoo, Libianca incarne cette génération qui redéfinit les frontières de la musique africaine.
Sa présence dans ce classement dépasse ainsi la simple reconnaissance artistique. Elle témoigne d’une évolution des rapports de force dans l’industrie musicale
Martin Luther PII (Stg)